Une alimentation équilibrée pour les étudiants !

De nombreuses études le montrent : le problème de l’alimentation touche plus particulièrement la cible étudiante. Qu’il s’agisse de mauvaises habitudes alimentaires (surconsommation d’une alimentation «prête à consommer» trop riche, régime à base de féculents et sucres, absence de fruits et légumes frais) ou manque de ressources financières, ces différents facteurs entraînent clairement des problèmes de santé à court ou à long terme (obésité, carences...).

A travers sa valeur ajoutée «Wine and Food», l’ISEG Bordeaux est plus particulièrement sensible à la filière agro-alimentaire et a composé un panel d’étudiants qui donnent ici régulièrement un feedback sur leur consommation alimentaire.

Ce panel est composé d'étudiants de l'école de commerce ISEG Bordeaux située au centre-ville (pas de restaurant universitaire à proximité) et d’étudiants de l’école partenaire l’ENSCBP qui forme, entre autres, de futurs ingénieurs en biologie alimentaire et qui est située à Talence sur le campus universitaire.

« Studyvores » permet aux étudiants qui participent à la démarche de faire un point sur leur budget alimentaire hebdomadaire en échangeant leurs points de vue, des recettes, et des astuces pour bien se nourrir sans dépenser trop.

Par ailleurs, on y trouve des points de vues et des conseils de «Guest Star» partenaires, grands chefs, bloggeurs, journalistes, médecins, nutritionnistes, entreprises, etc.

Nous voici en période de chandeleur et bien sur en tant qu’étudiants, nous adorons cette période pour nous faire des crêpes entre amis. Il est vrai qu’on n’attend pas ce moment-là pour s’en faire mais c’est toujours une bonne excuse pour tous se retrouver.
Bon j’avoue, cette recette est un peu facile et redondante mais nous allons lui rajouter un peu de piment !
 
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Ingrédients :
  • 125 g de farine
  • 3 œufs
  • 2 cuillères à soupe d’huile
  • 50 g de beurre fondu
  • ¼ de cuillère à café de sel
  • 1 cuillère à soupe de sucre semoule
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • 3,5 dl de lait
1. Préparer la pâte à crêpe : dans un bol, mettez la farine, les œufs, le sel, l’huile, le beurre fondu, le sucre semoule, le sucre vanillé et le lait. Mélangez le tout jusqu’à obtenir une pâte homogène sans grumeaux. Laissez reposez la pâte pendant une heure.
2. Dans une poêle, disposer un noyau d’huile que vous étalez avec du papier absorbant. Versez la pâte dans une crêpière et laissez cuire.
Une fois la crêpe dorée saupoudrez-la de sucre et faites ainsi avec le reste de la pâte.
Astuces : Afin de relever votre pâte, vous pouvez rajouter une cuillère de Rhum brun ou blanc selon ce que vous avez dans votre réserve, de la fleur d’oranger ou des zestes d’orange, du sucre vanillé….
Lorsque vos crêpes sont faites, vient le moment de les agrémenter par des « gourmandises » que nous connaissons tous : Pâte à tartiner, confiture, miel, fruits, sauce au chocolat, chantilly… 
 
D’après Hugo, il existe un ingrédient à rajouter qui serait plus fort que la confiture et plus fort encore que la pâte à tartiner que nous connaissons tous, alors oubliez tous vos complexes et attention à vos papilles : pour une sensation de plaisir intense, rajouter des morceaux de « Toblérone » fondu dans vos crêpes et régalez-vous.
 
Alors à vos louches et faites sauter les crêpes !

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Articles rédigé par Camille Guérin, étudiante à l'ISEG Bordeaux.
 
 
Moi, petite Studyvorette et en plein déménagement, je me suis vite rendue compte que tant que notre petit électroménager n’est pas en place dans la cuisine, il est très difficile de bien se nourrir. Mais heureusement je m’en suis bien sortie. 
 
Par ailleurs, ce qui m’a réellement posé problème, c’est la conservation de mes fruits et légumes. En effet, mangeant peu à cause du stress des partiels et de mon changement de domicile, je me retrouvais très vite avec des aliments entamés. J’ai donc mes petites astuces afin de conserver un maximum de temps les fruits et légumes frais et compte bien les faire partager. 
  • Carottes
Les carottes se conservent environ 4 semaines au réfrigérateur dans le tiroir à légumes. Ne les mettez jamais dans un sac plastique mais préférez l’essuie-tout au fond du bac. 
Pour congeler les carottes, en faire des rondelles et les mettre à blanchir 3 minutes. Ensuite, plongez-les dans de l'eau glacée 3 minutes de plus. Elles se conserveront 6 mois dans des sacs à congélation. 
 
Le fait de blanchir les légumes sert à les attendrir et à en rehausser leur couleur. Celui de plonger les carottes blanchies permet d'arrêter le processus de cuisson. Ainsi, ils pourront être cuisinés plus rapidement lors de la sortie du congélateur; pratique pour les étudiants. 
  • Concombre 

Le concombre se conserve  3 à 5 jours à très basse température. Évitez le tiroir à légumes et laissez-le trainer sur la clayette du bas. Par contre, il ne se congèle pas. 

  • Pomme de terre

Les pommes de terre se conservent dans un endroit aéré, frais et sombre pendant 6 mois. Évitez le réfrigérateur qui les fait noircir et le congélateur. 

  • Tomate
Pour garder vos belles tomates, placez-les à température ambiante loin du soleil pendant 1 semaine et évitez de les laver. Le réfrigérateur vous sera utile seulement si vous voulez ralentir le mûrissement mais pas plus de 3 jours.
Pour les congeler, ébouillantez-les 1 minute et faites-les refroidir avant de les peler. Le fait d’ébouillanter la tomate permet de garder ses éléments nutritifs! 
  • Citron 
Pour conserver une moitié de citron plus longtemps, lorsque vous n’avez eu besoin que de quelques gouttes, placer un verre retourné dessus. Il restera ainsi juteux pendant plusieurs jours. 
De plus, le citron est un véritable conservateur pour vos autres fruits et légumes. Mettez du jus de citron sur votre moitié d’avocat ou votre pomme afin qu’ils restent frais plus longtemps. 
 
Voilà mes quelques astuces de conservation infaillibles pour faire des économies et ne pas gaspiller nos fruits et légumes ! 
 
 
Anouk.klein.jpgArticle rédigé par Anouk Colomes, étudiante à l'ISEG Bordeaux.
Et oui, nous sommes des grands, des étudiants studieux et responsables. Il faut dire qu’on a tellement attendu ce moment de notre vie !! … Être indépendant, s’assumer, faire sa vie, sortir quand on veut, avoir notre carte de crédit, partir où l'on veut avec notre voiture et les copains-copines en tant que co-pilotes ! … 
Il n’empêche, dès fois on aurait bien envie que maman nous fasse un gros câlin, on se remémore les années paisibles et nos cartables Barbie ou Batman de l’école primaire…
 
Les Français seraient-ils mélancoliques des cours de récré ? Ce qui est sûr, c’est que les bonbons ont le vent en poupe ! Fraises Tagada, banane Haribo, Carambar au caramel, Nutella…. Tous s’invitent en cuisine et se transforment en cookies, gâteaux, muffins ou mousse. Et si la cuisine régressive était une solution à la crise ?
 
Cake marbré pistache et fraises Tagada

DSCN6582.jpgPour un cake : 4 oeufs, 200g de farine, une cuillère à café de levure chimique, 120g de beurre, 100g de sucre, 100g de pistaches non salées réduite en poudre (à défaut 100g de cacao), 150g de fraises Tagada, 10cl de crème liquide. 100g de chocolat noir dessert pour la déco.

Préchauffez le four à 180°C. Dans un saladier, fouettez les oeufs avec la farine et la levure. Faites fondre le beurre, ajoutez-le au mélange précédent avec le sucre. Divisez la pâte en deux. Dans une moitié, ajoutez la poudre de pistache. Faites chauffer la crème liquide dans une casserole et faites-y fondre les fraises Tagada, versez-les ensuite dans l'autre moitié de pâte, et ajoutez un peu de farine tamisée si la pâte est trop liquide. 
Beurrez un moule à cake, versez une première couche de "fraises tagada", versez ensuite la pâte pistache, puis le restant de "fraises tagada", puis le restant de pistache. Faites des arabesques dans la pâte avec un couteau. Enfournez et laissez cuire 40 minutes. 
 
A la sortie du four, faites fondre le chocolat et recouvrez-en le dessus de cake. 
 
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 Article rédigé par Ophélie Yvon, étudiante à l'ISEG Bordeaux. 

Ahhhh, découvrir de nouveaux horizons culinaires….quoi de mieux ?!! La semaine dernière je parcourais notre très riche blog afin de trouver l’inspiration pour mon nouvel article ! C’est alors que je me suis rendu compte que mon dernier article proposait une recette du Cameroun. J’ai donc décidé de rester sur le continent chaud et de m’envoler pour le Maroc….

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Voici donc un plat facile à faire, qui m’a été proposé par Sherazade…lol

  • 4 escalopes
  • 1 pot de crème fraîche
  • 250 gr de champignons
  • Sel, poivre, épices à poulet
  • Persil haché

Recette :
Nettoyez les champignons et faîtes-les rissoler dans une poêle avec un peu de matière grasse.
Salez et poivrez. Puis ajoutez la ciboulette et le persil.
Ajoutez la crème fraîche et laissez mijoter.

Rissolez les escalopes de poulet dans un peu de matière grasse. Puis salez et poivrez.
Faites chauffer l'eau pour le riz dans une casserole avec un cube de bouillon de volaille
Servez le poulet dans des grandes assiettes. Nappez le riz de sauce aux champignons. Parsemez le tout de persil.

Exemple d'accompagnement : du riz

Pour l’accord mets et vin je n’ai pas eu de conseil… mais un bon petit Bordeaux devrait faire l’affaire…mais à consommer avec modération ! (Besoin d’aide pour le choix ?)

Bon ap’…. Bismi ‘lah !

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Article rédigé par Eitel Mouelle, étudiant à l'ISEG Bordeaux.

Ca y est, après les vacances, les examens et la reprise des cours, le premier mois de l’année est déjà presque fini ! Les jours commencent à rallonger et on se prend à penser à l’été qui arrive vite... Mais pas si vite, l’hiver est aussi synonyme de belles journées comme par exemple... Mardi Gras, journée officielle des crêpes !!!

Alors, pour fêter l’occasion dignement, j’ai pensé aux galettes de sarrasin ! Ces crêpes de blé noir (petit clin d’œil à mon collègue normand) sont idéales pour affronter l’hiver et déguster un repas complet et gourmand !

Le truc sympa avec les crêpes c’est qu’on est obligé d’en faire au minimum une dizaine à chaque fois, la bonne excuse donc pour inviter ses copains et pour passer une bonne soirée ! En plus, c’est pratique chacun choisit sa garniture et là, y en a pour tous les goûts ! Jambon, fromage, lardons, carottes, sauce tomates, poivrons, champignons, noix, oignons, œuf, saumon fumé, bacon, crème fraiche, courgettes, etc, etc... Avec un peu d’imagination, chacun peut préparer ses meilleures galettes... ou les pires !

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Pour une dizaine de galettes :

  • 125g de farine de sarrasin
  • 125g de farine de froment
  • 1 œuf
  • 35 cl d’eau froide
  • 50g de beurre
  • 50g de beurre demi-sel pour la cuisson
  • Sel
  1. Faire fondre les 50g de beurre.
  2. Dans un saladier, mélanger les farines, le sel, l’œuf entier et le lait.
  3. Incorporer peu à peu l’eau froide et le beurre fondu en mélangeant bien pour éviter les grumeaux.
  4. Laisser reposer une heure avec un torchon couvrant le saladier.
  5. Graisser la poêle ou la crêpière. Astuce : pour ne pas abimer son matériel, le mieux est de couper une pomme de terre en deux, de piquer une fourchette dedans et sur le côté plat de la patate, déposer du beurre afin de graisser le fond de votre poêle sans la rayer.
  6. Une fois le beurre ou l’huile bien chaude, verser un peu de pâte en inclinant la poêle pour bien étaler la préparation sur toute la surface.
  7. Dès que les bords se détachent et que de petites bulles apparaissent à la surface, retourner la galette et la faire cuire pendant quelques instants. Pour les plus habiles, vous pouvez bien sûr la faire sauter mais attention à ne pas retapisser l’appartement !
  8. Attention : pour éviter d’avoir des galettes carbonisées, règler le feu à température moyenne. Le mieux est de servir les galettes au fur et à mesure afin qu’elles soient consommées bien chaudes.

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Ensuite, à vous de jouer et de choisir votre garniture en fonction de ce que vous préférez et surtout de ce que vous avez dans vos placards... Pour ma part, j’ai essayé la recette oignons, bacon, fromage de chèvre, œuf au plat, et comme j’adore les plats du sud j’y ai ajouté des dés de poivron rouge ! Et pour une ambiance un peu plus festive, accompagnez vos galettes d’un peu de cidre !

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Article rédigé par Isabelle PENAS, étudiante à l'ISEG Bordeaux.

pommescaramélisées.jpgLa recette que je vais partager aujourd’hui avec vous est une recette familiale, à un coût très abordable que vous pourrez par la suite agrémenter de compléments selon vos envies.

Les pommes au four sont un excellent moyen de manger un dessert équilibré donc adapté à toute la famille, et qui ne vous coûtera que quelques euros (moins de 5 euros).

Pour mener à bien ce dessert, il suffit de vous munir de 5 à 10 pommes, golden de préférence, pour faciliter la cuisson. Après les avoir bien lavées, il vous faudra ôter le trognon de la pomme sans la couper, puis  vous les piquerez avec une fourchette avant de les disposer dans un plat allant au four. Selon les goûts on ajoutera une légère pincée de cannelle au centre de la pomme.

Pour donner un goût de caramel, il est important de bien les saupoudrer de sucre et d’appliquer une cuillère de miel au cœur de la pomme, là où se trouvait le trognon.  Mettez votre plat au four à 220° pendant 45 minutes jusqu'à obtenir un dessert fondant et caramélisé.

Pour les plus gourmands vous pourrez servir ces pommes encore chaudes et accompagner ce dessert d’une boule de glace à la vanille ou de chantilly ou même de crème anglaise.

Bon appétit !! À bientôt.

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Article rédigé par Marion Plessiez, étudiante à l'ISEG Bordeaux.

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Il existe une multitude de vins pour accompagner vos repas.
Et pour éviter que ce plaisir devienne un casse tête, je vous parle de mon coup de cœur du moment.
 
« Le château de Carmasac » est un vin rouge qui est issu de cépages reconnus à savoir Cabernet-Sauvignon et Merlot. 
 
Il fait partie des vins d’appellation Bordeaux Supérieur et il est élevé en fût de chêne. 
Si les détails techniques vous ennuient ou vous laissent de marbre passons au concret !
Voici trois bonnes raisons de choisir ce vin plutôt qu’un autre :
La première raison se trouve dans ses arômes. Une fois débouché un parfum léger, mais perceptible embaume la pièce. Ce qui est très agréable et donne tout de suite envie de le goûter, idéal pour engager vos amis dans une soirée arrosée, non je plaisante bien sûr ce vin est à déguster.
 
La deuxième bonne raison est son goût harmonieux. Bien sûr le goût est à l’appréciation de chacun mais celui-ci a la particularité de rester longtemps en bouche, c’est ainsi plus agréable de le savourer en même temps que votre repas.
 
On finit tous par être écœuré des bonnes choses (je vous laisse repenser à vos expériences en  ce qui concerne le chocolat ou tout simplement aux excès pendant les fêtes de fin d'année) et le problème du vin rouge c’est souvent ce goût acre qui s’imprègne dans la gorge et enlève parfois l’envie d’en reprendre. La troisième raison pour choisir un « château de Carmasac »  vous l’avez bien compris c’est sa sortie en bouche légère.
 
Vous trouverez ce vin dans les franchises comme chez Nicolas pour une somme inférieure à dix euros.
 
Il accompagne parfaitement le fromages et viandes rouges. Il doit être servi idéalement à 18 degrés, pour ceux qui connaissent la Normandie c’est à peu près la température de l’eau l’été ! 
 

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Article rédigé par Hugo Charpeine, étudiant à l'ISEG Bordeaux.

 

 

En exclusivité une étudiante de l'ISEG Bordeaux, Adélaïde Bennett, a interviewé le chef du restaurant Chez Canaille à Pau pour les Studyvores. A vos fourchettes !

 Adélaïde Bennett : Bonjour, Jean-Pascal Moncassin, vous êtes actuellement le chef du restaurant Chez Canaille à Pau, rendez-vous des gourmands avertis, pouvez vous nous en dire plus sur votre parcours jusqu'à aujourd'hui?

Jean Pascal Moncassin :  Un Bac Pro Alimentation Traîteur en poche, j’ai entrepris tout de suite à la sortie de l’école de me rendre à Paris afin de travailler chez l’un des traîteurs parisiens de renom, Fauchon. Superbe expérience, mais étant obligé de faire mon service militaire, je suis revenu à Pau pour faire mes 10 mois d’armée.
Par la suite, j’ai trouvé une place au Palais Beaumont à Pau pour l’ouverture du restaurant « Les Terrasses de Beaumont » et là ça a été le declic. J’ai rencontré un chef passionnant qui m’a donné envie de progresser et de continuer dans la cuisine. Il a fait même plus que ça, il m’a poussé vers mon premier restaurant étoilé Michelin : Michel Sarran à Toulouse.
Par la suite je n’ai plus décroché de la haute gastronomie et j’ai gravi petit à petit les échelons au fur et à mesure des restaurants que j’ai eu la chance de côtoyer : Le Crillon, le Grand Véfour, Prunier, l'Hôtel Astor à Paris, Chez Ruffet à Jurançon. 
Aujourd’hui, je peux me réaliser en tant que chef grâce à ce parcours et toutes ces rencontres multiples très importantes que j’ai pu faire.
A la fin de mon parcours «parisien» et avant de prendre la place de chef Chez Canaille, nous sommes partis ma compagne et moi faire un tour du monde pendant un an. C’était vraiment fantastique.
 
38875232.jpgAB : Ce tour du monde a-t-il encouragé votre passion et vous influence t-il aujourd'hui dans votre cuisine ?
 
 
Jean Pascal Moncassin : Oui forcément notre tour du monde nous a beaucoup apporté, au niveau humain, je crois qu’on relativise un peu plus maintenant (même si ce n’est pas toujours facile) ce qui nous arrive dans notre vie de tous les jours. En ce qui concerne la cuisine, je reste fidèle quand même à notre belle et riche cuisine française surtout pour une cuisine plutôt "Bistrot".
La cuisine, particulièrement en Asie est vraiment fascinante, avec beaucoup de saveurs, c’est une cuisine très fine, ils font très peu cuire les légumes par exemple, ils gardent donc tout leur croquant et leur saveur. En Thaïlande, c’est la cuisine de la rue, il y a une échoppe, un restaurant, un barbecue tous les 10 mètres, c’est une cuisine qui est très rapide, faite principalement au Wok. C’est vraiment très, très intéressant. 
Ce voyage c’est aussi la cuisine des épices en tous genres, c’est impressionnant. C’est vraiment super bon mais parfois attention ça peut vraiment mettre en feu les papilles !!
 
AB : Après des années passées dans des restaurants gastronomiques, pourquoi un retour vers une cuisine plus traditionnelle ?
 
Jean Pascal Moncassin : Je voulais revenir vers une cuisine plus simple, plus conviviale ou les bases sont simples : on démarre avec de très bons produits de grande qualité mais on les travaille plus simplement sans aller chercher le détail. Les produits de qualité sont là, le goût est là, les saveurs sont là, je vais à l’essentiel.
Je m’appuie fortement sur ce que j’ai appris tout le long de mon parcours gastronomique. La cuisine «Gastro» m’a permis d’apprendre la rigueur. Avec cette rigueur acquise vous pouvez tout faire. C’est très important.
Les trois maîtres-mots en cuisine sont : Rigueur, Rigueur, Rigueur.
Parfois je retourne un peu dans mes travers «Gastro» et je me fais plaisir car c’est en moi tout simplement.
 
AB : Vos envies, vos projets.. ?
 
Jean Pascal Moncassin : J’ai effectivement un projet qui me tient à coeur, c’est de pouvoir monter un jour mon propre restaurant, mais je prend mon temps, j’étudie, je réfléchis, au concept, aux tendances du moment ....
 
AB : Est-ce que l'on ne constate pas un retour des consommateurs/clients vers une cuisine plus traditionnelle ou à la recherche du "simplement bon"? 
 
Jean Pascal Moncassin : Je crois que le client cherche un lieu sympa, convivial. Si la cuisine l’est aussi, alors je crois que le client est rassuré et passe un très bon moment.
Convivial, chaleureux sont les deux mots qui qualifient le mieux Bistrot, c’est une ambiance, une atmosphère où l’on se sent bien. La cuisine Bistrot est une cuisine généreuse, simple (mais pas trop quand même, non mais !) qui reflète l’ambiance et la convivialité du restaurant. Imaginons un frigo d'étudiant (pour les ingrédients, je sèche et cherche) que pourriez vous en faire? 
 
AB : Peut-on parler d'une tendance "bistrot"?
 
Jean Pascal Moncassin : Je crois que ce n’est pas une tendance Bistrot, je reprends ce que j'ai dit plus tôt, les gens ont besoin de se sentir bien dans un restaurant, si le lieu est convivial, chaleureux et la cuisine qui est proposée tient la route, c’est gagné.
 
AB : Imaginons le frigo d'un étudiant...
 
Jean Pascal Moncassin : Alors le frigo étudiant, ou le panier :
  • 1/4 de litre crème liquide, 1 oignon, 1 escalope de dinde ou de poulet, une demie cuillère à café de curry, sel, poivre, 1 courgette.
  • Eplucher l’oignon, le tailler en lamelles assez fines et le faire fondre tout doucement sans coloration. Saler et poivrer l’escalope de dinde et la tailler en gros cubes. Faire dorer dans une poêle ces derniers. 
  • Quand l'oignon est bien fondant, ajouter les morceaux de dinde. 
  • Tailler la courgette en cube comme la dinde, et la mettre avec les oignons.
  • Ajouter le curry en poudre, pas trop de curry quand même, et mélanger.
  • Ajouter la crème liquide et laisser cuire gentiment jusqu’à ce que les courgettes soient cuites. 
  • Assaisonner de sel et poivre.
  • Déguster chaud.
  • Une bouteille de coca (du vin c’est mieux), des pâtes, du pain et le tour est joué.
Merci Chef !
 
Interview réalisée par Adélaïde Bennett, étudiante à l'ISEG Bordeaux.

 

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