La cuisine, une histoire de gènes…
Il était une fois une petite fille qui s’appelait Anouk et qui regardait chaque soir sa mère cuisiner. Evelyne, la maman travaillait dans un restaurant et préparait tous les jours de bons plats qui caressaient les papilles de sa fille. Quant Anouk fut assez grande, elle demanda à sa mère de lui apprendre à cuisiner de bons gâteaux mais l’apprentissage fut difficile. Evelyne resta très professionnelle et eut beaucoup de mal à laisser son enfant faire elle-même la pâtisserie. Cette histoire dura encore des années et Anouk ne réessaya jamais de cuisiner en la présence de sa mère trop étouffante pour elle.
A ses 18 ans, Anouk aménagea dans son propre appartement et décida de tester quelques recettes trouvées au hasard sur Internet. Elle prit goût à la bonne cuisine et abandonna très vite les plats tout préparés achetés au supermarché. Elle se créa son propre classeur avec ses recettes préférées et innova chaque semaine avec un nouveau gâteau ou une nouvelle pâtisserie, car très friande de sucré. Beignet au Nutella, milkshake, îles flottantes, choux à la crème… Son conjoint vivant avec elle ne se faisait pas plaindre d’avoir tous les soirs, de petits plats préparés avec bonheur.
Evelyne était fière de voir sa fille prendre plaisir à cuisiner et essayer mille et une recettes sans aucune aide. Elle trouva touchant qu’Anouk fit le même chemin qu’elle, apprenant seule la cuisine et participant à Studyvores pour montrer à tous qu’un étudiant peut prendre le temps de se régaler grâce à sa propre cuisine.
Avoir une grand-mère et une mère cuisinière qui trop professionnelles dans l’âme sont incapables d’apprendre à cuisiner à leur enfant porte à croire que cette jeune fille ne prendra jamais le temps d’apprendre par elle-même. Et pourtant, en écoutant mon histoire, faut-il croire que l’envie et le plaisir de cuisiner est dans les gènes ?
Présentation rédigée par Anouk Colomes, étudiante à l'ISEG Bordeaux.












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