Récemment dans la catégorie Adresses gourmandes

co.lunching.JPGSi vous en avez marre de manger seul pendant la pause de midi (chose qui peut parfois arriver) mais surtout de manger mal, alors le co-lunching peut vous aider à rectifier le tir.

Sonia Zannad, qui travaille en free-lance a décidé, il y a peu, de créer sur Facebook (encore ce bon vieux site) un groupe permettant de rencontrer d’autres personnes dans la même situation que vous.

Ainsi, une fois adhérant du groupe "Colunching" vous pouvez proposer votre sympathique compagnie à d’autres coluncheurs pour un déjeuner dans un bon petit resto.

L’idée a déjà séduit beaucoup de personnes, car cela permet de faire de nouvelles connaissances autour d’une bonne assiette (pas une masse de gens non plus car les repas sont limitées en nombre d’invités).

co.lunching2.JPGCependant, vous l’aurez compris, le concept n’est pas totalement adapté aux vies étudiantes car le temps nous est compté pour déjeuner.

Mais, le colunching étudiant, voilà une idée à creuser !!

La bonne nouvelle cependant c’est que le colunching (à la base destiné aux Parisien) s’est désormais introduit à Bordeaux !

Voici tout les liens nécessaires pour organiser un bon colunching :

-    Colunching Bordeaux : rejoindre le groupe Facebook
-    Colunching Paris : rejoindre le groupe Facebook
-    Site officiel : http://colunching.com/

Remi-LE MASSON.jpgArticle rédigé par Rémi Le Masson - Etudiant en 2e année ISEG Marketing & Communication School

 

Zoom sur la grande tendance du moment : La box mania !

Ces trois dernières années, on a pu assister à l’explosion du phénomène BOX . On en trouve à toutes "les sauces" et son prix se situe en moyenne aux alentours de 6 euros. Elles permettent de pouvoir déjeuner rapidement et de profiter d’un repas chaud même lorsqu'on est pressé. On ne présente plus les pionniers dans ce domaine : Mezzo di Pasta qui proposent plusieurs formules et différentes recettes de pâtes à emporter ou à consommer sur place.

Beaucoup d’autres enseignes ont par la suite adopté le concept et aujourd’hui les "Pasta Box"sont incontournables et arrivent même dans les rayons des supermarchés. Si elles étaient au début une alternative sympa au traditionnel sandwich, la qualité du produit est devenue de plus en plus aléatoire. Victime de son succès, elle a perdu en goût et est devenue très industrielle. Ma dernière expérience chez Mezzo di Pasta s’est traduite par un état de tristesse devant la sécheresse des pâtes ! J’étais donc fâchée avec la BOX MANIA !

Box1.maroc.in.jpgEt puis voilà… bonne surprise ! Depuis trois semaines, une nouvelle enseigne a retenu mon attention sur le chemin du retour de l’école. Il est 19h30, je rentre des cours et je décide de tester ! La Maroc’in Box,  au 33, rue des Augustins, à deux pas de la rue Sainte Catherine à Bordeaux. 
Au menu : Couscous maison ! Et derrière le comptoir, vous êtes accueillis par Clément et Mohamed, les deux jeunes hommes à l’origine du projet.

Plusieurs formules sont proposées :
Végétarien
1 viande : boulettes, merguez ou poulet
Le traditionnel : couscous mouton
3 viandes : le couscous royal

Le tout accompagné d’une sauce traditionnelle ou sucrée/salée oignons et raisins parfumés à la cannelle.
Disponibles en trois tailles au choix : S à 3,10 euros M à 4,50 euros et  L à 7,90 euros selon la taille et la recette.

Je décide de me laisser tenter par le couscous royal. Après un sourire et un « au revoir et à bientôt Mademoiselle » plutôt chaleureux, je rentre chez moi et me mets à table !

Box2.mittel.jpgOu pour être honnête, dans mon canapé  ! Et là…bonne surprise ! La semoule est légère et les légumes fondants. C’est franchement bon et comme à la maison ! Un quart d’heure plus tard la dernière bouchée sonne la fin d’un moment de plaisir qui l’espace d’un instant m’a fait voyager au-delà de la Méditerranée…

Serais-je réconciliée avec la BOX attitude ? Possible… mais pas n’importe laquelle !

Toutes mes félicitations et tous mes encouragements à Mohamed et Clément qui ont su saisir l’opportunité de la tendance des Box tout en gardant les valeurs de la cuisine maison. Mohamed perpétue la recette familiale et c’est tant mieux ! Surtout quand on sait que le couscous est le plat préféré des français !
Incroyable ! Ils se lancent dans une jolie aventure sur fonds d’amitié. A mon avis, ce joyeux duo n’a pas fini de me voir pointer le bout de mon nez aux alentours de 19h30 le mercredi soir !!!

Et le petit plus pour ceux qui viendront de la part de l’équipe des Studyvoresun thé à la menthe vous sera gentiment offert !!!


Aurelie-BLOUDEAU.JPG
News rédigée par Aurélie Bloudeau, étudiante de l'ISEG Group Campus de Bordeaux


La nouvelle équipe des studyvores, dont vous retrouverez les portrait prochainement, ont testé le restaurant "Au Canard Jazz" Impressions:

rillons-study.jpgL'entrée -rillon de canard avec son coulis de tomate.  Rémi raconte :

Je suis surpris de voir qu’en accompagnement, deux petits piments jaunes se retrouvent sur la gauche de mon assiette. Deux tranches de rillon assez épaisses sont superposées et le coulis de tomate se retrouve de l’autre coté, touchant le rillon. Pour accompagné cette entrée j'ai droit à du bon maison, juste fait, il est encore chaud.
 La première bouchée me fait directement tout comprendre, le canard a un goût exceptionnel, la tomate est exactement le petit plus qu’il fallait, et  du piment rpour relever le plat  La texture du rillon est parfaite, elle ne part pas dans tous les sens, on peut l’étaler sur le pain facilement ou la couper en morceau pour la manger avec la fourchette, il n’y a aucun soucis.
Je recommande juste au personne qui n’ont pas forcément un gros appétit de se méfier de ce met, il remplit bien l’estomac, mais de façon remarquable ! Le serveur  me demande si cela s’est bien passé, la réponse est évidente « impeccable ».

 Plat principal - Blanquette de veau sauce champignon . Paul raconte,

La blanquette de veau etait très bien cuite et de bonne qualité, servie avec du riz. Les parts n’etaient pas très copieuses mais suffisante. Si je devais noter ce restaurant, je lui mettrai une note moyenne de 8/10. Entre l’ambiance, le rapport qualité/prix et l’accueil du propriétaire, j’ai passé un excellent repas..

Le dessert  - Fondant au chocolat - Rémi raconte

Etant grand fan de chocolat, j’ai décidé d’opter pour le fondant. Ce dessert peux être en règle générale un peu lourd et bien pas au Canard Jazz. Le fondant était très onctueux, entre gâteau et mousse au chocolat. Le coulis de framboise qui l’accompagnai donnait a ce dessert un gout très subtil - mélange sucrée du chocolat et acide de la framboise- mais également un aspect original grâce a la couleur sa couleur fuchsia.  N’étant pas très dessert, j’ai été agréablement surpris par celui ci. Aucune fausse note !

Adresse : Au Canard Jazz  - 9 cours de la Martinique - 33000 Bordeaux - Tél 05 56 79 00 44

Article rédigé par Paul Saavedra et Rémi Le Masson

supermarmitelogo.pngSuper Marmite est une start-up qui s’est lancée récemment en "bêta privée" (deuxième essai d'une plateforme avant ouverture au public).

Super Marmite est un concept qui plait d'ores et déjà aux Studyvores, car il s'agit d'un réseau social qui met en relation ceux qui ont l’habitude de cuisiner un peu trop et ceux qui ne cuisinent pas mais ont envie d’un plat fait maison.
La plateforme de Super Marmite vous permet de géolocaliser des plats qui mijotent.
Ensuite vous pouvez commander votre repas auprès du particulier. C’est aussi un bon moyen d’éviter le gaspillage pour ceux qui prévoient toujours des portions trop copieuses, de partager la passion de la cuisine et de faire connaissance ! 
Les inscriptions se font directement sur le site ou via Facebook Connect.

Bref un moyen de retrouver les bons plats faits maison de maman, papa ou mamie tout près de chez soi. Pour l'instant le concept est testé à Paris mais à vous de le soutenir pour qu'il s'étende rapidement sur toute la France ! 

Patiras.jpgLes Studyvores aiment être en osmose avec la nature et la culture, alors voici le must have de l'été : Le Festival CineSites qui vous propose les grands classiques du cinéma en plein air.

Le 12 août 2010 le Festival vous amène sur l'Ile de Patiras pour revoir le film culte de Sean Penn  "Into the wild".
Isolé au milieu de l'estuaire, le phare de Patiras entretient un lien singulier à la nature et aux hommes.
Pour se rendre sur l'île :
Départs de Blaye  à 19h00
Départs de Pauillac à 19h30 et à 20h00
Retours prévus vers 01h00

La bonne nouvelle est que vous n'aurez pas à préparer votre pique nique, juste à le déguster !

Tarif de la soirée 30 € (incluant les navettes fluviales et une restauration insolite concoctée à partir des produits du terroir estuarien par le refuge de Patiras).
Renseignements  : 05 56 50 38 75 - www.gensdestuaire.fr

La "japaneese food" est devenue une véritable tendance gastronomique. Cours de sushi, livraison à domicile, recettes de chef, tout ce qui fait la richesse de la cuisine japonaise se démocratise aujourd'hui. Le soja, le poisson cru ou encore le thé vert sont des aliments en vogue. Et s'il est vrai que la cuisine japonaise est saine et d'un apport nutritif riche, c'est aussi un savoureux moyen de satisfaire nos papilles! ... Petite pause zen au café Japonais, à Bordeaux...

 café japonais.jpg

A peine entrés à l'intérieur que nous sommes déjà plongés dans l'ambiance! Nous voilà face à l'atelier du chef japonais. Nous le regardons préparer sushis et teriyakis, l'eau à la bouche. Puis on nous place. Ambiance zen, lumière tamisée, bamboo et teck sur fond noir... nous voila transportés.

Nous commandons. La carte contient l'essentiel de la cuisine japonaise : sushis, makis, tofu, teriyakis, yakitoris ainsi que des plats à la prononciation improbable. Mon choix se porte sur une salade de tofu (dont j'ai oublié le nom). On ne peut pas dire que le tofu ait vraiment un goût très prononcé, et toute sa richesse réside dans sa texture, sa préparation. Celui-ci était délicieux, frais, fondant... servi avec de la sauce soja et des tomates épicées, je me suis régalée!

Photo0034.jpg

Pour le plat, même si j'adore les sushis et les yakitoris, j'ai eu envie de nouveauté. Me voila partie à la découverte du Tonkatsu : une côte de porc panée servie avec une sauce japonaise et une salade de chou blanc. La viande était tout simplement excellente, fondante et pas trop cuite! Et la panure très savoureuse! Ne vous fiez pas à l'effet réducteur de la photo, la côte est, comment dire... assez volumineuse! ... le seul bémol... c'est assez compliqué pour une occidentale de manger une côte de porc avec des baguettes!! Le découpage fut comique, d'une certaine manière!

Photo0036.jpg

Bref après tout ça me voilà rassasiée. Mais la serveuse nous présente la carte des desserts et la gourmande que je suis ne résiste pas longtemps! Mais je reste sage, pour moi se sera le café gourmand, pour terminer ce repas légèrement!

A défaut d'une photo, je vous offre une description alléchante! Des minis financiers au thé vert, des sushis d'agar-agar et de fruits frais, et des petits macarons.

La note était plus que correcte en vue de la qualité du repas! Pensez  à réserver, car ce restaurant est très prisé, surtout le vendredi et le samedi, et la salle est assez réduite!

Le petit plus qui m'a séduite : les eaux minérales ainsi que toutes les boissons proposées viennent directement du japon!

La seule critique que je pourrais faire, l'agencement du restaurant. La salle est petite, et du coup, les tables sont assez raprochées, on manque un peu d'intimité! De plus, j'ai trouvé les tables un peu trop haute... pour quelqu'un qui fait tout juste 1,60m, c'est assez gênant!

Enfin, je vous conseille ce restaurant, une petite pause en amoureux ou entre copines, vous serez ravis... et pas ruinés!

Le Café Japonais

22 rue Saint-Siméon

33000 BORDEAUX

Réservation et plats à emporter : 05 56 48 68 68

Livraison à domicile : 05 56 24 90 00

Envie de découvrir un autre pays, de voyager sans quitter Bordeaux ? Je vous propose donc d’aller au Molly Malone’s, l’un des meilleurs pubs irlandais de notre ville. Décor authentique, ambiance chaleureuse et prix largement abordables, de quoi passer une bonne soirée entre amis.  En effet, à côté d’une cheminée accueillante et avec une musique celtique plaisante, le restaurant nous propose un menu varié typiquement irlandais ; des fameux Fish and chips (8.5€) à l’énorme Molly’s Beef burger (8.5€) nous avons passé un excellent repas. 

J’ai testé pour vous :

mollymalone.png

Le restaurant propose un assortiment de plats très varié tout en restant dans la thématique de l’Irlande bien entendu. Pour moi, le choix n’a pas été des plus faciles mais je me suis laissée tenter par un repas, plat dessert et digestif et le tout pour 11€. Et quand je dis digestif je parle bien entendu du cultisime Irish coffee.

Résultat : je me suis régalée ! Si je devais noter ce restaurant, je lui mettrai une note moyenne de 9/10. Entre l’ambiance, le rapport qualité/prix et l’accueil des serveurs, j’ai passé une excellente soirée. Le seul hic que je pourrais partager serait le fait que dès la sortie du pub, une petite odeur de friture suit nos vêtements (aïe ! Pas de rendez-vous galant !).  

Mais le pub ne m’a pas montré toutes ses qualités. Et oui, il propose aussi régulièrement des matchs de football et rugby sur grands écrans, un large choix de whisky, des bières excellentes et des concerts. 

Le site met tout de suite dans l’ambiance pour les plus curieux.

Molly Malone’s

83 quai des Chartrons - 33000 Bordeaux

Tél. : 05 57 870 672

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En espérant que cela vous plaise aussi. 

Bon folláin comme on dirait en irlandais

 

Article rédigé par Anouk Colomes, étudiante à l'ISEG Bordeaux.

 

 

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Soleil sublime, mer paisible et 15 degrés en guise de température extérieure, et tout ceci en plein mois de janvier. Il n'y a pas photo, Marseille est un petit territoire privilégié ! Et au delà de la richesse culturelle, aussi bien historique qu'artistique, des quartiers atypiques et des petites boutiques de créateurs, Marseille rassemble aussi de nombreuses merveilles gastronomiques qui sentent bon le soleil et les cigales ! .... 

Et voici un petit restaurant gastronomique qui plaira à vos papilles ! ... J'ai nommé "Le Café Populaire", au coeur de la rue du Paradis, ceci est presque ironique ! En tout cas, j'ai été charmée par la déco et l'atmosphère dès l'entrée. 
 

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Pour vous mettre dans l'ambiance, vous passez une porte typiquement "bistrot", et des odeurs merveilleuses viennent embaumer vos narines ! ... Herbes fraîches, épices, légumes sautés à l'huile d'olive, ail, viande grillée, fromage fondu... Vous aurez déjà faim!
Mon coup de coeur : la cuisine ouverte vous réconforte tout bonnement sur la franchise et la qualité des plats. Ensuite vous pénétrez dans une salle "cosy" à la déco vintage, la lumière est feutrée, on se sent tout de suite à l'aise. 

Puis vous découvrez la carte. Le choix est limité, ce qui confirme que la cuisine sera fraîche et de qualité ! On vous proposera aussi les suggestions du jour, que je vous conseille !! Les prix restent raisonnables pour une cuisine haut de gamme : comptez 10 euros pour l'entrée, 15 euros en moyenne pour le plat et 6 euros pour le dessert! 

On vous proposera des dégustations, mais n'ayez pas peur, elles ne sont pas copieuses ! A goûter absolument, les croquettes de manchego servies avec du miel à l'ail et au safran, ce fut une agréable découverte !
 

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Ensuite, je vous conseille de débuter par la Burrata, de la mozzarella mais beaucoup plus crémeuse!  Servie avec un filet d'huile, des éclats de fleur de sel et des petites tomates cerises aillées. C'est une pure merveille ! 
Les encornets ont apparemment séduits ! Moi je me suis régalée avec des cannelonnis d'aubergines à la sauce tomate, mozzarella et jambon de parme, le tout agrémenté de basilic et gratiné avec du parmesan. Fondant, gourmand... pleins de saveurs ! 
Je vous informe que le brie de meaux à la truffe est tout simplement divin.... Moi je peux déclarer que j'ai officiellement savouré La meilleure tarte tatin de ma vie !! 
 
Bref, le Café Populaire remporte tous les suffrages !! Seul bémol, l'attente entre les plats. Mais quand on sait que tout est frais et réalisé à la minute, on pardonne rapidement ! Et on passe le temps à observer les différents éléments du décor.
Le petit plus, ce restaurant est le petit bébé du créateur des bijoux GAS.
 
N'oubliez pas de réserver ! Comme l'indique son nom, c'est un lieu populaire !

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 LE CAFE POPULAIRE
110 rue du Paradis
Marseille (6e)
04 91 02 62 87 

  

 

 Article rédigé par Ophélie Yvon, étudiante à l'ISEG Bordeaux.  

En exclusivité une étudiante de l'ISEG Bordeaux, Adélaïde Bennett, a interviewé le chef du restaurant Chez Canaille à Pau pour les Studyvores. A vos fourchettes !

 Adélaïde Bennett : Bonjour, Jean-Pascal Moncassin, vous êtes actuellement le chef du restaurant Chez Canaille à Pau, rendez-vous des gourmands avertis, pouvez vous nous en dire plus sur votre parcours jusqu'à aujourd'hui?

Jean Pascal Moncassin :  Un Bac Pro Alimentation Traîteur en poche, j’ai entrepris tout de suite à la sortie de l’école de me rendre à Paris afin de travailler chez l’un des traîteurs parisiens de renom, Fauchon. Superbe expérience, mais étant obligé de faire mon service militaire, je suis revenu à Pau pour faire mes 10 mois d’armée.
Par la suite, j’ai trouvé une place au Palais Beaumont à Pau pour l’ouverture du restaurant « Les Terrasses de Beaumont » et là ça a été le declic. J’ai rencontré un chef passionnant qui m’a donné envie de progresser et de continuer dans la cuisine. Il a fait même plus que ça, il m’a poussé vers mon premier restaurant étoilé Michelin : Michel Sarran à Toulouse.
Par la suite je n’ai plus décroché de la haute gastronomie et j’ai gravi petit à petit les échelons au fur et à mesure des restaurants que j’ai eu la chance de côtoyer : Le Crillon, le Grand Véfour, Prunier, l'Hôtel Astor à Paris, Chez Ruffet à Jurançon. 
Aujourd’hui, je peux me réaliser en tant que chef grâce à ce parcours et toutes ces rencontres multiples très importantes que j’ai pu faire.
A la fin de mon parcours «parisien» et avant de prendre la place de chef Chez Canaille, nous sommes partis ma compagne et moi faire un tour du monde pendant un an. C’était vraiment fantastique.
 
38875232.jpgAB : Ce tour du monde a-t-il encouragé votre passion et vous influence t-il aujourd'hui dans votre cuisine ?
 
 
Jean Pascal Moncassin : Oui forcément notre tour du monde nous a beaucoup apporté, au niveau humain, je crois qu’on relativise un peu plus maintenant (même si ce n’est pas toujours facile) ce qui nous arrive dans notre vie de tous les jours. En ce qui concerne la cuisine, je reste fidèle quand même à notre belle et riche cuisine française surtout pour une cuisine plutôt "Bistrot".
La cuisine, particulièrement en Asie est vraiment fascinante, avec beaucoup de saveurs, c’est une cuisine très fine, ils font très peu cuire les légumes par exemple, ils gardent donc tout leur croquant et leur saveur. En Thaïlande, c’est la cuisine de la rue, il y a une échoppe, un restaurant, un barbecue tous les 10 mètres, c’est une cuisine qui est très rapide, faite principalement au Wok. C’est vraiment très, très intéressant. 
Ce voyage c’est aussi la cuisine des épices en tous genres, c’est impressionnant. C’est vraiment super bon mais parfois attention ça peut vraiment mettre en feu les papilles !!
 
AB : Après des années passées dans des restaurants gastronomiques, pourquoi un retour vers une cuisine plus traditionnelle ?
 
Jean Pascal Moncassin : Je voulais revenir vers une cuisine plus simple, plus conviviale ou les bases sont simples : on démarre avec de très bons produits de grande qualité mais on les travaille plus simplement sans aller chercher le détail. Les produits de qualité sont là, le goût est là, les saveurs sont là, je vais à l’essentiel.
Je m’appuie fortement sur ce que j’ai appris tout le long de mon parcours gastronomique. La cuisine «Gastro» m’a permis d’apprendre la rigueur. Avec cette rigueur acquise vous pouvez tout faire. C’est très important.
Les trois maîtres-mots en cuisine sont : Rigueur, Rigueur, Rigueur.
Parfois je retourne un peu dans mes travers «Gastro» et je me fais plaisir car c’est en moi tout simplement.
 
AB : Vos envies, vos projets.. ?
 
Jean Pascal Moncassin : J’ai effectivement un projet qui me tient à coeur, c’est de pouvoir monter un jour mon propre restaurant, mais je prend mon temps, j’étudie, je réfléchis, au concept, aux tendances du moment ....
 
AB : Est-ce que l'on ne constate pas un retour des consommateurs/clients vers une cuisine plus traditionnelle ou à la recherche du "simplement bon"? 
 
Jean Pascal Moncassin : Je crois que le client cherche un lieu sympa, convivial. Si la cuisine l’est aussi, alors je crois que le client est rassuré et passe un très bon moment.
Convivial, chaleureux sont les deux mots qui qualifient le mieux Bistrot, c’est une ambiance, une atmosphère où l’on se sent bien. La cuisine Bistrot est une cuisine généreuse, simple (mais pas trop quand même, non mais !) qui reflète l’ambiance et la convivialité du restaurant. Imaginons un frigo d'étudiant (pour les ingrédients, je sèche et cherche) que pourriez vous en faire? 
 
AB : Peut-on parler d'une tendance "bistrot"?
 
Jean Pascal Moncassin : Je crois que ce n’est pas une tendance Bistrot, je reprends ce que j'ai dit plus tôt, les gens ont besoin de se sentir bien dans un restaurant, si le lieu est convivial, chaleureux et la cuisine qui est proposée tient la route, c’est gagné.
 
AB : Imaginons le frigo d'un étudiant...
 
Jean Pascal Moncassin : Alors le frigo étudiant, ou le panier :
  • 1/4 de litre crème liquide, 1 oignon, 1 escalope de dinde ou de poulet, une demie cuillère à café de curry, sel, poivre, 1 courgette.
  • Eplucher l’oignon, le tailler en lamelles assez fines et le faire fondre tout doucement sans coloration. Saler et poivrer l’escalope de dinde et la tailler en gros cubes. Faire dorer dans une poêle ces derniers. 
  • Quand l'oignon est bien fondant, ajouter les morceaux de dinde. 
  • Tailler la courgette en cube comme la dinde, et la mettre avec les oignons.
  • Ajouter le curry en poudre, pas trop de curry quand même, et mélanger.
  • Ajouter la crème liquide et laisser cuire gentiment jusqu’à ce que les courgettes soient cuites. 
  • Assaisonner de sel et poivre.
  • Déguster chaud.
  • Une bouteille de coca (du vin c’est mieux), des pâtes, du pain et le tour est joué.
Merci Chef !
 
Interview réalisée par Adélaïde Bennett, étudiante à l'ISEG Bordeaux.

 

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